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Teva et Pfizer convoiteraient l’indien Micro Labs

30 jan 2012

dans " Génériques "

Selon des sources indiennes, l’israélien Teva, comme l’américain Pfizer, convoiteraient l’indien Micro Labs (281 M$ de CA), qui serait aujourd’hui classé 21e laboratoire pharmaceutique du sous-continent et 10e pour les seuls médicaments de prescription : ce laboratoire de taille medium possède 14 sites de production, pour l’essentiel situés autour de Bangalore (Karnataka), et emploie 5 800 personnes. Mais la valorisation souhaitée par les dirigeants de MicroLabs – près de 2 Md$, soit 7 fois le montant du chiffre d’affaires et 44 fois les résultats – serait une pierre d’achoppement dans les négociations. Rappelons que Ranbaxy avait été acheté en 2008 par le japonais Daiichi Sankyo pour moins de 3 fois le montant des ventes, mais qu’Abbott va payer au final 3,7 Md$ pour Piramal, soit plus de 8 fois le chiffre d’affaires actuel de sa cible. Micro Labs justifierait cette évaluation élevée par la qualité de son portefeuille de médicaments.
Teva a déjà été en contact avec un autre indien, Torrent Pharmaceuticals, pour entrer sur le marché local, mais apparemment sans succès. Le ticket aurait été beaucoup plus raisonnable, puisque la capitalisation boursière du laboratoire d’Ahmedabad (Gujarat) avoisine les 900 M$ pour un CA 2010-2011 de 447 M$.


Le mulhousien Rhenovia Pharma s’installe à Cambridge

25 jan 2012

dans " Biotechs "

La biotech mulhousienne Rhenovia Pharma, un spécialiste de la biosimulation appliquée à la recherche de nouveaux traitements dans le domaine du SNC et notamment de la maladie d’Alzheimer, annonce la création de sa première filiale à l’étranger. Rhenovia Inc vient en effet de naître à Cambridge (Massachusetts). La société souhaite ainsi se rapprocher de certains de ses grands clients et partenaires académiques « tout en faisant mieux connaître les technologies de biosimulation, routinière dans la plupart des indications hors systèmes nerveux, mais encore balbutiante dans le domaine de la santé mentale et des maladies neurodégénérative », indique sa direction. Rhenovia emploie aujourd’hui une vingtaine de collaborateurs en France, en Suisse, en Allemagne et aux Etats-Unis. Depuis sa création en 2007, elle a réussi à engranger près de 3,5 M€ de concours divers (contrats commerciaux, appels à projets et appels d’offres français et européens, fonds d’amorçage régionaux).


L’Agence organise elle-même le retrait des lots de Genopharm

23 jan 2012

dans " Stratégies "

C’est sans doute une première ! L’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ex-Afssaps) vient d’annoncer qu’elle avait, elle-même, organisé le rappel des lots en distribution d’une quinzaine de spécialités – dont deux relevant d’une autorisation temporaire d’utilisation (ATU) – exploitées par le laboratoire Genopharm : cette décision découle de la dissolution de la société décidée par sa maison-mère Alkopharm, le 6 janvier dernier, et du refus d’obtempérer opposé par celle-ci à la décision de retrait que lui a signifié l’autorité sanitaire.
L’Agence, qui confirme que les produits visés par ce retrait « doivent être stockés chez les grossistes-répartiteurs », a tenu à préciser que les spécialités affectées « bénéficiaient d’alternatives thérapeutiques » ; par ailleurs, la substitution d’un traitement à l’autre ne nécessiterait ni délai d’adaptation, ni précautions particulières. Les deux médicaments bénéficiant d’ATU sont l’Iuvacor et la Kemadrine, respectivement indiqués dans le traitement de certaines cardiopathies et de la maladie de Parkinson.
Rappelons que l’ANSM a retiré l’autorisation d’exploitation, de fabrication et de libération accordée au laboratoire Genopharm à St-Thibault-des-Vignes (77) et à son unité industrielle Alkopharm de Blois (41) le 20 décembre dernier (cf. notre post du 22 décembre 2011).


Feu vert européen pour l’usine Genzyme de Framingham

18 jan 2012

Etape importante, très attendue par la communauté médicale et les patients, l’EMEA vient d’homologuer le site industriel de Genzyme à Framingham (Massachusetts), dédié à la production de son traitement de la maladie de Fabry (Fabrazyme). Selon un porte-parole du laboratoire, cette approbation ponctue « le processus de rétablissement industriel et constitue un pas en avant vers l’approvisionnement sans contrainte des patients ». Pour autant, les dirigeants de la pépite biotechnologique de Sanofi tiennent à rappeler « que le retour à un approvisionnement normal du Fabrazyme dans le monde entier ne sera pas immédiat ».
En raison de multiples problèmes de contamination rencontrés sur le site d’Allston Landing, près de Boston (Mass.), la quasi totalité de la fabrication du principe actif du Fabrazyme est assurée depuis le second semestre 2011 par la plate-forme de production de Framingham. Une grande partie du remplissage a été transférée sur le site irlandais de Waterford ou confiée à la CMO Hospira (cf. notre post du 25 novembre 2010).


Cenexi autorisé à reprendre Thissen à Braine-l’Alleud

16 jan 2012

C’est fait ! Le façonnier français Cenexi vient d’être autorisé par le tribunal de commerce de Nivelles à reprendre l’usine belge de NextPharma (ex-Thissen) à Braine-l’Alleud, près de Bruxelles. Seul en lice après le retrait de Jean Stéphenne, le sous-traitant de Fontenay-sous-Bois (94) n’a pas eu trop de mal à convaincre les juges d’autant que les représentants du personnel avaient pris nettement position en faveur de son projet.
Celui-ci prévoit donc la reprise de 145 des 300 salariés de cette usine spécialisée dans les formes lyophilisées stériles. En échange d’une « trêve sociale de 24 mois », Cenexi s’est engagé à reprendre prioritairement, « à compétences égales », les salariés licenciés en cas d’augmentation de la charge. Selon le président de Cenexi Philippe Mougin, qui va immédiatement s’employer à rassurer les clients, le CA 2012 de l’usine belge devrait se situer autour de 18 M€.


Novartis supprime près de 2 000 postes aux Etats-Unis

13 jan 2012

dans " Stratégies "

Les temps sont durs pour le suisse Novartis ! Le laboratoire vient d’annoncer la suppression de près de 2 000 emplois aux Etats-Unis, dans le cadre d’une réorganisation de ses activités pharmaceutiques. Ce sont donc 1 630 postes en production et 330 au siège du groupe qui vont être ainsi rayés de la carte. Ce plan social va permettre à Novartis d’économiser 450 M$ par an d’ici à 2013. La big pharma doit en effet faire face à des charges exceptionnelles : 160 M$ au 1er trimestre provoquées par la perte du brevet aux US du Diovan (hypertension), auxquelles s’ajoutent une provision de 900 M$ au 4e trimestre permettant de couvrir l'arrêt de programmes de développement de plusieurs de ses produits dont l’elinogrel (antiagrégant plaquettaire).
Novartis reconnait dans le communiqué annonçant ce plan de restructuration, que les deux prochaines années seront difficiles pour sa division pharmaceutique et qu’il est nécessaire qu'il concentre son pipeline sur « de meilleures opportunités ».


Cenexi seul en lice pour la reprise de Thissen à Braine-l’Alleud

11 jan 2012

L’horizon s’est éclairci pour le façonnier français Cenexi. Suite au retrait de Jean Stéphenne, le président de GSK Biologicals, qui avait annoncé son intention de reprendre à titre personnel l’usine belge de NextPharma (ex-Thissen) à Braine-l’Alleud – cf. notre information exclusive du 30 décembre dernier, largement reprise dans les jours suivants par la presse belge – le sous-traitant de Fontenay-sous-Bois (94) restait seul en lice à l’heure où nous écrivons ces lignes. Le projet de reprise par Cenexi de 145 des 300 salariés de ce site « en réorganisation judiciaire » devrait donc être entériné lundi 16 janvier, sauf surprise de dernière minute, par le tribunal de commerce de Nivelles.
Selon des représentants syndicaux, Jean Stéphenne n'aurait pas réussi à s’assurer des indispensables concours financiers requis : il aurait donc renoncé, en toute logique, à déposer un dossier avant la date butoir fixée au 10 janvier à 12 h. Selon les syndicats, l’offre faite par Philippe Mougin, le président de Cenexi, semblait « mieux-disante sur le plan social ». Outre la reprise de 145 salariés, le projet prévoit la signature « d’une trêve sociale de 24 mois », assortie de la promesse de reprise prioritaire des salariés licenciés en fonction du redémarrage de l’activité de l'usine, spécialisée dans les produits lyophilisés stériles.


Sanofi associé à des VC’s investit dans la génomique aux US

10 jan 2012

dans " Stratégies "

Le français Sanofi est sur tous les fronts aux Etats-Unis. La big pharma annonce en effet qu’elle va investir aux côtés de deux sociétés de capital-risque, Third Rock Ventures (TRV), installée à Boston (Massachusetts) et Greylock Partners, implantée à Menlo Park (Californie), au capital de Warp Drive Bio, une biotech spécialisée dans la génomique appliquée à la découverte de médicaments d’origine naturelle. Selon les termes de cet accord, Sanofi et TRV/Greylock Partners investiront à parité au capital de Warp Drive Bio pour un montant qui pourra atteindre les 75 M$. Le coût total du programme de recherche, qui s’échelonnera sur 5 ans, est estimé à 125 M$. Le procédé intégré de Warp Drive Bio utilise un moteur de recherche génomique permettant d’identifier des produits naturels dissimulés dans les micro-organismes sur la base de leur signature génomique exclusive.