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Faut-il tout dire ? C’est le propre des esprits libres de ne point craindre la vérité et d’en assumer les risques ! Tel est le but des observateurs de la vie politique tourangelle et nationale que nous sommes et dont vous, les électeurs, êtes les acteurs.

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L’ABF se met les élus à dos

dans "Les potins du furet" réactions (3)  

Les rapports ont souvent été tendus entre l’architecte des Bâtiments de France (ABF) et les collectivités locales d’Indre-et-Loire, notamment avec la Ville de Tours. Mais au fil du temps, l’excellent Michel Dolfus, pourtant réputé un peu raide, avait su favoriser le consensus avec un Jean Germain plus accommodant que ne l’était son prédécesseur Jean Royer. Mais la nomination d’une nouvelle ABF, Sibylle Madelain-Beau, allait tout changer.
Dès son arrivée à Tours, en 2007, ses premières critiques furent pour la place Anatole France, architecturalement nulle à son goût. Voilà qui augurait mal du lendemain et des travaux à venir comme le tramway ou la rénovation du haut de la rue Nationale, projets qui faisaient consensus, y compris de la part du préfet d’alors, Patrick Subrémon.
A Tours, l’ABF souhaite qu’on mette des pavés entre les rails du tramway, soit un surcoût de plus de 1 M€. Quant à l’hôtel du haut de la rue Nationale – un projet pourtant bien avancé – elle n’en veut carrément plus ! Le maire de Tours et celui de St-Cyr ne cachent plus leur agacement. Il est probable que ces dossiers nécessiteront un arbitrage ministériel rapide.

rédigé par  Rédigé le 29/12/09 à 16h03
 

Dialogue de sourd et muet au conseil municipal de Tours

dans "Il mord, il mord le furet" réactions (6)  

La longue litanie des chiffres qui est l’apanage du vote du budget au conseil municipal de Tours n’est que rarement troublée par les interventions de quelques conseillers d’opposition qui tentent, avec plus ou moins de brio, de se rappeler au bon souvenir de l’assistance. Lors de la dernière séance, on a attendu en vain une Philippique de l’ancien ministre de la Culture. Rien n’est venu. Si le marin était fièrement juché sur le gaillard d’avant, il est demeuré muet comme une carpe, comme si le budget de la Ville de Tours n’était plus son affaire. La présence dans le public de Guillaume Peltier l’a-t-il troublé ? Abandonnant ses colistiers avant le terme du conseil, le marin a préféré sauter dans un TGV pour Paris, méditant le célèbre alexandrin d’Alfred de Vigny : « Seul le silence est grand, tout le reste est faiblesse ».
Il a eu juste le temps d’assister à l’envolée de Benoît Roy, ténor enroué du Nouveau Centre, qui prévoit l’apocalypse pour les travaux du tramway. Désormais surnommé par ses adversaires Balladur-de-la-feuille en raison de son entêtement, l’audioprothésiste a été renvoyé dans ses buts par un maire de Tours espiègle qui lui a fait remarquer que déjà, au temps de la construction du magasin Ikea, il s’était fait l’augure d’une catastrophe annoncée.
Mais le marin aura loupé le savoureux moment de l’élection du délégué suppléant à Tour(s) Plus, poste que la majorité avait souhaité réserver à un membre de l’opposition. Le vote a eu lieu à bulletins secrets, la dizaine de conseillers concernés n’ayant pu se mettre d’accord sur un nom. C’est finalement Bruno Lavillatte qui a raflé la mise avec 29 voix, toutes venues – hormis peut-être la sienne – des bancs roses, verts et rouges. Les suffrages de la droite et du centre (nouveau) se sont partagés entre une conseillère soutenue par le marin (4 voix), Benoît Roy (3 voix) et l’ex-refondateur de l’UDF tourangelle. Avec une opposition aussi unie, c’est à se demander si le maire de Tours a encore besoin d’une majorité.

rédigé par  Rédigé le 24/12/09 à 13h00
 

Une Thénardier sommeille en Sarkozette

dans "Il mord, il mord le furet" réactions (2)  

On savait que la présidente du conseil général possédait l’art et la manière de s’attirer les bonnes grâces du représentant de l’Etat. Chacun attendait, avec une impatience non dissimulée, le moment où le nouveau préfet Joël Fily remettrait vertement à sa place la douce Sarkozette.
Certes, il y avait bien eu quelques escarmouches, à la suite des attaques répétées de la présidente contre l’Etat, mais le préfet avait su les contenir avec sérénité. Vendredi dernier, le jour même du débat d’orientations budgétaires au conseil général, il n’a pu tenir plus longtemps, se fendant d’un communiqué courtois mais sec, soulignant que l’Etat contribuait à hauteur de 30 % au budget du Département d’Indre-et-Loire et qu’en 2009, ses dotations s’étaient élevées à plus de 173 M€, soit une augmentation de 2,37 % d'une année sur l'autre.
Cette mise au point avait un motif. Car, incapable de boucler son budget sans recourir à des artifices, Sarkozette a imaginé de faire payer à l’Etat un loyer pour les bâtiments qu’occupent les services de la préfecture. Prétention sans fondement légal, lui rétorque le préfet, rappelant au passage que l’Etat a dépensé 1,8 M€ ces trois dernières années pour l’entretien de ces locaux, soit l’équivalent des 600 000 € de loyer annuel que lui réclame notre effrontée bailleresse. Une vraie Thénardier sommeille en Sarkozette…
Malicieusement, le préfet suggère à la présidente de profiter l’an prochain des 8 ou 9 M€ du Fonds de compensation de la TVA que l’Etat est disposé à lui verser par anticipation, manne qu’elle a refusée en 2009 et qui lui aurait été pourtant bien utile pour équilibrer ses comptes. Si grippes-sous ils étaient, les Thénardier savaient au moins faire feu de tout bois.

rédigé par  Rédigé le 22/12/09 à 20h47
 

L’ordre en plein désordre

dans "Les potins du furet" réactions (2)  

Le 13 mai dernier, le furet avait relaté le différend ayant opposé, lors de l’agape bien arrosée d’une obédience tourangelle, un très respectable frère et un membre un peu moins éminent de l’assistance, par ailleurs vice-président du conseil général. L’algarade s’était terminée par l’exclusion du second par le premier.
Le très respectable arroseur vient, à son tour, d’être arrosé pour mauvaise conduite. Le Grand Maître national a peu goûté que ce dignitaire s’associe à quelques autres, du même tonneau, pour contester son pouvoir. Le rebelle a aussitôt été remplacé dans ses hautes fonctions provinciales par un Orléanais que l’on croyait, à tort, rangé des voitures. Même sanction pour les autres mutins, dont le très respectable Grand Maître de l’une des trois provinces parisiennes.
Préalablement à cette purge, le Grand Maître national, que d’aucuns appellent désormais très fraternellement Kim II-Sung, avait suscité un fort vent de révolte en raison de son autoritarisme et de sa gestion très particulière du trésor de l’obédience. Il a signé dernièrement un très gros chèque pour acquérir un appartement de standing sur la très parisienne avenue de Wagram. Censés accueillir des frères étrangers, les lieux abriteraient surtout, selon les mauvaises langues, son auguste progéniture, lui-même préférant se loger, en toute simplicité, dans un hôtel luxueux de la place de la Concorde.

rédigé par  Rédigé le 21/12/09 à 20h36
 

Les centristes se disputent les petites cuillères

dans "Il mord, il mord le furet" réactions (0)  

Question brûlante ! Le Parti radical, dont nous évoquions le changement de cap hier, participera-t-il à la querelle d’héritage qui déchire les centristes ? Hervé Morin, le président du Nouveau Centre que l'on dit en froid avec l'Elysée, et François Bayrou, le grand manitou du MoDem, se disputent en effet les petites cuillères de l’UDF et en particulier son sigle. Le second a d’ailleurs enjoint le premier de cesser d’utiliser sur son site internet les trois lettres fétiches. Hervé de Charette, qui vient de quitter l’UMP pour le Nouveau Centre, a ajouté à la confusion en annonçant son souhait de faire « renaître » l’UDF. Bigre !
VGE – encore trois lettres ! – n’a pas manqué de se mêler de cette affaire qui angoisse les Français. Sa Majesté, elle-même, a indiqué que la paternité du sigle lui revenait puisque son livre Démocratie française – publié en 1976 – a servi de fondement à l'Union pour la Démocratie française (UDF). La querelle est donc loin d’être vidée. Le furet suggère aux représentants locaux des courants centristes de méditer la célèbre maxime de Francis Blanche, extraite des Tontons Flingueurs : « (...) les chacals se disputent l'empire. On ne peut pas demander plus aux Volfoni (avec Bayrou dans le rôle de Bernard Blier et Morin dans celui de Jean Lefebvre, NDLR) qu'aux fils de Charlemagne ».

rédigé par  Rédigé le 18/12/09 à 11h00
 

Changement radical

dans "Les potins du furet" réactions (1)  

L’élection de la fringante Marie-Martine Champigny à la présidence du Parti radical tourangeau, succédant ainsi au conseiller municipal de Tours Stéphane Fradet, marque la fin d’une époque. Epaulée par Antoine Godbert, un proche collaborateur de Luc Chatel, la nouvelle présidente ne cache pas son intention de devenir un allié critique, mais loyal, de l’UMP. Exit la stratégie du jeune Fradet, qui rêve de la renaissance de l'UDF et n’hésite pas à courtiser d'autres partis, voire le MoDem. MMC, c’est juré, s’inscrira radicalement dans les pas de Philippe Briand et d’Hervé Novelli, espérant au passage que le ralliement de ses modestes troupes – qui, c’est un avantage, n’ont pas à louer le Vinci pour se réunir… – sera payée de retour. Régionales, nous voilà !
Marie-Martine Champigny, dont on connaît le franc-parler, n’aura pas trop de mal à faire oublier son récent passé politique. Certes, elle fut l’adjointe en charge des questions sociales du maire PS de Chambray-lès-Tours, Christian Gatard. Mais les deux caractères ne s’accordaient pas. L’effacement passe-murailles de l’un ne convenait guère aux sorties de la pétulante MMC, qui fut d’ailleurs fort élégamment mise au rencart en fin de mandat. Elle avait, à la suite, pris la tête d'une liste vengeresse, défiant le maire de Chambray aux dernières municipales. Une belle amitié en est née, comme souvent en politique.

rédigé par  Rédigé le 17/12/09 à 11h00
 

Juridiquement tort et politiquement majoritaire

dans "Les potins du furet" réactions (1)  

A 67 ans, André Laignel aura enfin compris qu'on peut avoir juridiquement tort en étant politiquement majoritaire. Vingt-huit ans après sa célèbre réponse à Jean Foyer, le maire d'Issoudun vient d'essuyer un camouflet retentissant de la part des instances nationales de son parti. Hier soir, le bureau national du PS a décidé d'imposer le jeune et brillant conseiller municipal de Châteauroux, Manuel Flam, a la troisième place de la liste socialiste concoctée et conduite dans l'Indre par l'ancien commissaire politique d'André Laignel, Dominique Roullet, qui avait pourtant été validée par 91 % des militants. Apprenant la décision de la rue de Solferino, Dominique Roullet a immédiatement annoncé la démission collective de ses colistiers. Il semblerait que sa position soit toutefois révisable, la soupe du Conseil régional n'étant pas si mauvaise.
Ce rebondissement, qui succède à l'esclandre intervenu samedi à la convention nationale du parti socialiste à Tours, est un nouvel avatar de la lutte sourde qui oppose les deux leaders socialistes de l'Indre, André Laignel et Michel Sapin. L'énarque Manuel Flam, fils de deux magistrats de gauche, Mireille et Gilbert Flam (ce dernier, qui avait enquêté sur les prétendus comptes japonais de Jacques Chirac, a également été mêlé, à son corps défendant, à la ténébreuse affaire Clearstream), est le protégé de l'ancien président de la Région Centre. Il appartient, comme lui, au courant de François Hollande.

rédigé par  Rédigé le 16/12/09 à 13h22
 

Bis repetita non placent

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Au secours ! Sarkozette vient de se mettre en tête de faire un second mandat à la tête du conseil général, après un premier des plus calamiteux et une popularité que chacun a pu mesurer lors du congrès des maires d’Indre-et-Loire. Si la présidente a été copieusement sifflée par une grande partie des élus présents, elle y a sérieusement mis du sien, d’abord en oubliant de saluer le représentant de l’Etat, ensuite en voulant donner des leçons de démocratie à Edouard Balladur. Ceux qui étaient présents ont reconnu la qualité et la modération des propos de l’ancien Premier ministre, même si tous n’adhéraient pas à la réforme territoriale qu'il propose.
L’attitude de Sarkozette a eu pour effet de faire passer Jean Germain par toutes les couleurs, tétanisé par les outrances et les écarts de langage de son ancienne protégée. Une chose est certaine : avec cette prestation, Claude Roiron a bel et bien hypothéqué son avenir sénatorial et personne ne s’en plaindra, à droite comme à gauche.
On sait que le conseil général est divisé sur un projet de budget qui promet un nouvel envol de la pression fiscale. Des hausses d’impôt à répétition qui ne permettent pourtant pas à Sarkozette de faire face à ses engagements. On ne compte plus les revirements de sa majorité : récemment, le conseil général a voté une subvention de 20 000 € au Festival Cinéma & Politique, largement soutenu par le maire de Tours, après lui avoir promis 50 000 €. Du coup, il manque la différence dans la caisse. Mais les déficits des autres ne font pas peur à Sarkozette.

rédigé par  Rédigé le 12/12/09 à 11h21
 

Bonneau, la lanterne rose

dans "Il mord, il mord le furet" réactions (6)  

Pour le révérend Bonneau, les ennuis continuent. Le furet ne va pas se lancer dans la litanie des catastrophes de l’année, il l’a déjà fait précédemment.
Mais la dernière qui vient de lui tomber sur la soutane pèse lourd. Selon un sondage commandé par les quotidiens régionaux, seuls 7 % des 2 500 000 habitants de la région Centre connaîtraient le président du Conseil régional. Ce n’est pas beaucoup. Moins, en tout cas, que les 85 % de Pictocharentais qui déclarent connaître Ségolène Royal. Celle-ci est arrivée première au Palmarès des 21 présidents ou présidentes de Régions, alors que François Bonneau a passé la ligne le dernier. En lanterne rose.
Une lanterne singulièrement en panne de lumière ces derniers temps. La constitution des listes de candidats a été un grand moment de souffrance, tant il a fallu composer avec les courants du PS, les chicaneries des alliés du PRG ou les atermoiements du PCF, qui veut y aller tout seul dans quatre départements et qui veut garder ses vice-présidences dans les deux autres. Sans compter le MoDem, qui se fait désirer, et les Verts, qui cassent les pieds à tout le monde. Et puis il y a les équilibres à respecter entre le nord, le sud, l’est, l’ouest et le centre de chaque département, la parité, la diversité, etc. Epuisant. Pour un peu, le révérend Bonneau resterait bien encore quelques temps dans l’anonymat.

rédigé par  Rédigé le 08/12/09 à 20h16
 

Les recalés refusent de boire la coupe d’amertume

dans "Les potins du furet" réactions (2)  

Le nombre des prétendants à figurer sur les listes régionales à gauche, au centre et à droite est tel que le camp des « laissés sur le carreau » permettrait de constituer une bonne palanquée de listes supplémentaires.
C’est ainsi que plusieurs centristes vivent mal la 7e place qu’aurait fini par arracher l’audioprothésiste Benoît Roy sur la liste d’Hervé Novelli. Du coup, l’idée d’une liste des recalés fait son chemin. D’aucuns estiment qu’il existe une opportunité historique de faire renaître un parti centriste indépendant, une nouvelle UDF, qui pourrait bien se trouver un leader en la personne du sénateur de la Mayenne Jean Arthuis. Tout ce petit monde s’agite, même si l’idée peut paraître des plus saugrenues. Chacun sait qu’en France, il y a autant de partis que d’habitants ; rien n’est donc impossible, le tout est d’oser.
A gauche, on n’est pas en reste. La tête de liste socialiste Jean Germain est tentée de rallier Colette Girard, conseillère régionale sortante en rupture avec le MoDem et gage d’ouverture vers l’électorat centriste. Mais chaque courant du PS impose ses représentants et la liste doit passer par les fourches caudines d’une commission d’investiture, ce qui laisse peu de marge de manœuvre à la tête de liste. Le dilemme est le suivant : comment, en premier lieu, convaincre la gauche que Colette Girard est un atout ? Et comment, ensuite, négocier une fusion avec la liste MoDem au second tour des Régionales en agitant le chiffon orange de la dissidente Colette Girard ? Un vrai casse-tête chinois.

rédigé par  Rédigé le 30/11/09 à 12h14