Si elles sont encore éloignées, les cantonales préoccupent déjà les états majors. Pour les caciques de droite comme pour ceux de gauche, l’enjeu est de taille : les premiers voudraient bien faire basculer le Conseil général d’Indre-et-Loire, tandis que les seconds caressent l’espoir d’éjecter la reine Claude de son trône.
Toute présidente sortante qu’elle sera, il lui faudra, c’est la règle au PS, obtenir l’investiture de son parti pour renouveler son bail sur Tours Nord Ouest. Compte tenu des luttes intestines qui règnent chez les roses et du poids des sections de Tours acquises au maire, cela pourrait devenir coton, surtout si on ajoute, pour faire bon poids, une candidature de gauche dissidente. La Sarkozette pourrait bien perdre le nord et s’en trouver toute déboussolée. Reste que la droite devra trouver sur ce canton un candidat – ou une candidate – capable de profiter de la situation.
A Tours Est, l’ex-Verte Monique Chevet aurait décidé de goûter aux joies de la retraite. Décision judicieuce car, là aussi, l’investiture n’était pas acquise. On se souvient qu’Alain Dayan, « l’ami » des commerçants et fidèle de Jean Germain, avait été écarté en 2004 au nom de la parité. On avait choisi une femme pour succéder à Arlette Bosch. Une fois élue grâce à l’appui de cette dernière, l’ex-Verte reconnaissante n’avait eu de cesse que de la critiquer.
Voyant un bon coup à jouer sur un canton où il avait été taillé en pièces en 2004 (37 % contre 63 % à Monique Chevet !), notre neurologue a songé un moment à remettre le couvert. Avant, aux dernières nouvelles, de se repositionner sur le canton de Tours Nord Est, tenu par Frédéric Thomas, un proche du maire de Tours qui sera soutenu sans faille par l’appareil municipal. Un coup à l’Est, un coup au Nord-Est, notre neurologue est un peu désorienté. Pas sûr que 2011 le remette dans le bon sens.
La suite des cantons tourangeaux au prochain numéro.